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J’ai réfléchi cette semaine sur la valeur des mots que nous prononçons ou que nous écrivons et qui sont parfois dénaturés de leur sens. Cela m’est venu lors de la lecture d’un article sur un de mes auteurs favoris: Jane Austen. L’article réduisait ses écrits à une petitelittérature féminine sentimentale.
Cela m’a contrarié que l’on puisse encore à l’heure actuelle avoir une vision si simple de cette écrivaine qui a un univers tellement riche au niveau description: des mœurs, de la géographie, de la question sociale et des droits de succession féminine de l’époque. 

Mais en y réfléchissant, il est vrai que pendant des décennies, la traduction de ses œuvres fut un peu «simpliste» et ne rendait pas du tout la finesse et la richesse de son écriture. Ce n’est qu’en l’an 2000 que fut publié aux bibliothèques de la Pléiade le premier tome de ses œuvres avec une traduction plus juste, beaucoup plus littéraire. 

Cet exemple d’une langue à l’autre peut aisément se comprendre, nous savons très bien que les traductions dénaturent un peu le message premier. Et selon la qualité du traducteur, le message peut être totalement dénaturé! Mais je me suis rendu compte que même au sein d’une même langue, notre message, nos paroles peuvent être mal compris. Est-ce un défaut d’écoute (ou de lecture)? Peut-être… Combien de fois dans le Nouveau Testament, Jésus nous dit: «écoutez». Je n’ai personnellement pas compté mais c’est un mot qui revient vraiment très souvent.

Aurélie Ethuin-Lanoy