Vous avez dit cynique?

Je me suis demandée récemment si le cynisme ne prenait pas plus de place. Cette constatation m’a causé du souci. Car dans la vision moderne du cynisme, nous ne sommes pas loin de la dépression ou de la mélancolie (terme plus joli qui nous donnerait presque envie de l’attraper cette mélancolie!). Ma réflexion portait sur cet état d’esprit qui révèle un manque d’espoir (de foi?) dans l’humanité. Avons-nous la manie de nous focaliser sur les choses négatives plutôt que sur les positives? Je rencontre beaucoup de personnes qui ne vont plus vers les autres car ils sont déçus ou ont peur d’être déçus. Je suis souvent bien gênée de donner un conseil car je ne peux pas ignorer leur souffrance mais je ne peux pas non plus les encourager à se «couper» des autres par peur. Les personnes cyniques sont des idéalistes qui se sont aperçues que leur idéaux inaccessibles les avaient rendu pessimistes. Comment leur redonner espoir ? Pour eux, la politique ou la religion ne sont plus crédibles avec tous les scandales qu’elles ont générées. Alors, je ne veux pas être cynique à mon tour mais force est de constater que l’on aurait bien besoin d’une dose d’espoir. Mais où la puiser cette dose d’espoir ? Si j’étais une vraie cynique, je vous laisserais avec cette question ouverte. Mais parce que je suis quelqu’un de combatif, je vous dirais qu’une dose de cynisme peut être utile; car cela nous pousse à rejeter l’hypocrisie et qui sait peut-être, un jour être en accord avec nos idéaux et nos pratiques.